
Article de Cimco (mars 2026)
Depuis longtemps, les différents types de fréons sont omniprésents dans notre quotidien. Dans les foyers, les transports ou les lieux publics, ils ont connu leur heure de gloire au cours des dernières décennies.
Cependant, l’âge d’or de ces réfrigérants semble révolu, laissant progressivement leur place — dans presque toutes les sphères de notre vie — à des réfrigérants naturels. Que ce soit dans le réfrigérateur de votre cuisine ou dans votre climatiseur, même à l’échelle domestique, le fréon est désormais remplacé par des réfrigérants naturels.
La raison est simple, mais surtout nécessaire, pour ne pas dire urgente !
Rappelons que les différents fréons sont clairement identifiés comme l’une des principales causes du réchauffement climatique. À cet effet, chacun d’eux dispose d’un PRP (Potentiel de Réchauffement de la Planète) ou GWP (Global Warming Potential) — www.ghgprotocol.org — un indice permettant de mesurer leur impact environnemental.
Bien que les gaz réfrigérants ne soient pas les plus volumineux en termes d’émissions globales (comparativement au CO₂ issu des combustibles fossiles), leur fort pouvoir de réchauffement les rend particulièrement préoccupants. Le secteur du refroidissement (réfrigération + climatisation) pourrait même plus que doubler ses émissions d’ici 2050 sans mesures correctives [www.unep.org].
L’industrie des réfrigérants a toutefois tenté de réduire l’impact de ces gaz afin de les rendre plus acceptables du point de vue des émissions de gaz à effet de serre, mais le constat demeure : leur PRP reste encore très élevé et leur influence sur le climat, trop importante.
La grande majorité, voire pratiquement l’ensemble des installations résidentielles, commerciales et industrielles, sont équipées de climatiseurs ou de chaudières. Par conséquent, toutes ces installations contribuent aux émissions de gaz à effet de serre.
Le sentiment d’urgence se fait donc (enfin) sentir et ouvre la voie à de nouvelles technologies.
Au Québec, certaines entreprises souhaitant installer un nouveau système de réfrigération sont, depuis quelques années, soumises à une réglementation les obligeant à implanter des systèmes fonctionnant exclusivement avec un ou plusieurs réfrigérants naturels.
Dans le domaine récréatif, plusieurs utilisateurs de systèmes de réfrigération ont commencé à mettre en place des mesures d’atténuation efficaces et durables. Parmi ces mesures, la plus simple a été la transition vers des réfrigérants naturels en remplacement des anciens systèmes au fréon. Certains ont même adopté une approche encore plus globale et éco-performante en réunissant réfrigération, climatisation et chauffage dans un même équipement, éliminant ainsi toute émission de gaz à effet de serre provenant du bâtiment.
L’amélioration de l’efficacité énergétique et les efforts de décarbonation sont très efficaces et pourraient réduire les émissions du secteur de 60 à 96 % d’ici 2050 [www.unep.org]. Certes, l’investissement initial est souvent considérable, mais il est soutenu par plusieurs fonds gouvernementaux ou parapublics (Hydro‑Québec, Énergir). Il permet également de réduire substantiellement les coûts d’exploitation et, surtout, garantit que le bâtiment ne contribue plus au réchauffement climatique.
Aujourd’hui, il est possible de ne plus se limiter à un seul bâtiment « zéro émission ». La technologie permet désormais la production centralisée de chauffage et de climatisation au profit de bâtiments environnants, les affranchissant ainsi définitivement des fréons.
